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đŸ€“ Le cashback synonyme de la mort du Conseil ?

đŸ€“ Le cashback synonyme de la mort du Conseil ?
Sommaire

J’ai dĂ©jĂ  parlĂ© Ă  deux reprises, suite Ă  une lecture d’un post sur Linkedin, d’une plateforme de SCPI qui met en avant le cashback. Pour ceux qui ne le savent pas, le cashback est entrĂ© dans nos vies, en grande partie avec nos cartes bleues. Beaucoup d’entre elles ayant mis en place ce systĂšme de rĂ©trocession sur les achats. Cela existait aussi dans le monde commercial, on appelle cela une rĂ©trocession ou prime de parrainage. La plupart du temps, cette rĂ©trocession Ă©tait mise en place afin de pouvoir dynamiser le dĂ©veloppement clientĂšle.

Pourquoi j’ai dĂ©cidĂ© d’en reparler aujourd’hui ? J’ai reçu un appel, il y a moins de 10 jours, d’une plateforme dĂ©diĂ©e aux placements financiers, le message rĂ©pondeur est sans appel :”Nous vous proposons d’investir dans une SCPI Franco Allemande, et compte tenu de l’aspect de lancement, nous mettons en place une rĂ©trocession de 4%”. Le fameux cashback du premier paragraphe. Aujourd’hui j’ai la sensation que 4 modĂšles s’opposent, ou se tutoient, avec un des modĂšles qui perd un peu de vitesse


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1. Le modĂšle du Cashback

C’est le modĂšle dont j’ai pu parler lors de mon article sur Louve Invest. J’ai d’ailleurs, entre temps, eu le fondateur, ClĂ©ment Renault au tĂ©lĂ©phone. Un Ă©change assez fluide et relativement clair, j’avais quelques questions, il avait quelques points de dĂ©saccords sur mon article. Pour autant nous avons pu nous mettre d’ accord sur un point, la politique commerciale d’une sociĂ©tĂ© dĂ©pend de sa propre vision.

đŸ€“ Le cashback synonyme de la mort du Conseil

Louve Invest a dĂ©cidĂ© de mettre en avant le cĂŽtĂ© cashback, en appuyant sur le fait que la technologie leur permettait de pouvoir rĂ©aliser cela. En clair, compte tenu du fait qu’ils ne fournissent qu’un seul produit et qu’ils ont automatisĂ© toutes les tĂąches y affĂ©rentes, cela leur permet d’ĂȘtre plus efficaces et ainsi ils peuvent rĂ©trocĂ©der une partie de leur commission.

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4 modÚles se tutoient, que faudrait-il mettre en place pour que le consommateur devienne « consommacteur » ?

Je n’ai aucun souci avec leur modĂšle, il ne reprĂ©sente pas ce que je pense, mais il a le mĂ©rite d’exister. Il a pu aussi me dire que diffĂ©rents acteurs ou CGP voyaient d’un trĂšs mauvais Ɠil ce modĂšle du cashback. Je peux aussi l’entendre, la valeur de parts Ă©tant fixĂ©es par le marchĂ©, effectuer une rĂ©trocession, c’est indirectement en rĂ©duire sa valeur. Un article a Ă©tĂ© publiĂ© sur le site Finyear, Ă©manant de Hubert de Vauplane, associĂ© du cabinet Kramer Levin Ă  Paris, mentionnant que cela ne pouvait juridiquement pas leur ĂȘtre reprochĂ©. 

“Nous estimons qu’un CIF fournissant un conseil en investissement non-indĂ©pendant peut restituer Ă  ses clients les commissions et avantages perçus. […]. Enfin, l’idĂ©e d’une atteinte Ă  l’égalitĂ© des porteurs […] ne saurait rĂ©sister Ă  l’analyse juridique”

– Hubert de Vauplane, extrait du mĂ©mo rĂ©glementaire pour Louve Invest

ClĂ©ment je suis preneur du mĂ©mo rĂ©glementaire
 MĂȘme si le modĂšle est juridiquement valable, les fournisseurs de SCPI seront-ils en accord avec cette dĂ©marche commerciale ? Ma volontĂ© n’est pas de pointer du doigt leur modĂšle, il existe, il marche. Je crois que l’objectif de collecte cette annĂ©e chez Louve Invest est entre 60 et 100 Millions, si les concurrents ne l’apprĂ©cient pas, les consommateurs eux oui. On voit bien aussi sur les commentaires que les personnes qui ont pu faire affaire avec eux sont satisfaits, c’est donc le premier modĂšle, se focaliser sur un seul produit, le disrupter, et le rendre scalable.

2. Le modĂšle de frais pour un service

Cette fois-ci j’ai regardĂ© le modĂšle qui permet Ă  un client d’avoir un service pour un % de frais additionnels. Prenons donc l’exemple de Masteos ou Beanstock, qui ajoutent des frais sur l’achat, le mobilier, au vu du service fourni. On peut donc se dire cette fois-ci qu’on va Ă  l’inverse du modĂšle prĂ©cĂ©dent, on paie plus cher un bien, pour avoir un service clef en main. L’exemple est frappant, sur un bien Ă  environ 70 000 euros, Masteos ajoute 8 000 euros de commission quand Beanstock sur un prix de 64 000 euros ajoute 10 000 euros. Évidemment, la commission diminue avec le prix du bien, mais elle existe.

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Le consommateur plĂ©biscite ces deux plateformes, compte tenu du service qu’ils apportent, recherche du bien, ameublement, travaux, suivi locatif. Quand dans le premier cas on cherche Ă  tout prix Ă  rĂ©duire la facture, dans le deuxiĂšme on est prĂȘt Ă  l’augmenter pour ne rien faire. Le systĂšme all inclusive de l’achat immobilier. Certains appellent cela la start-up du fainĂ©ant, le titre m’a fait rire mĂȘme si j’en comprends le sens. Pour ma part, ces start up ont permis Ă  chacun de pouvoir investir Ă  800 kilomĂštres de chez lui sans se dĂ©placer et en laissant tout gĂ©rer.

3. Le modĂšle de frais pour de la technologie

Accrochez vous bien, ce modĂšle est plus rĂ©cent, et moins rĂ©pandu. En vous apportant un modĂšle diffĂ©rent, une technologie diffĂ©rente, on facture des frais. Je reprends ici l’exemple de Bricks, qui a amenĂ© un concept et une technologie. Le modĂšle de la Bricks, une valeur de dĂ©part de 10 euros qui amĂšne d’un cĂŽtĂ© des rĂ©trocessions et de l’autre une Ă©volution du prix de la part. Un modĂšle tellement nouveau qu’il est en pleine mutation de son agrĂ©ment. Bricks permet donc de dĂ©couper un bien en plusieurs milliers de parts, vous les achetez comme on achĂšte un colis sur Amazon (trĂšs simple), et ainsi vous avez du rendement et une Ă©volution de la part. Cela ressemble un peu Ă  des SCPI. 

Ce modĂšle inclut aussi des frais, chez Bricks, les frais sont de 10 %, une somme importante, en rapport avec l’apport technologique et le nouveau modĂšle crĂ©Ă©. Leur levĂ©e de fonds a Ă©tĂ© tellement importante qu’ils sont obligĂ©s de la transformer. Dans ce modĂšle-lĂ , l’investisseur est prĂȘt Ă  payer 10 % de l’investissement si une solution technologique lui est apportĂ©e, avec un modĂšle diffĂ©rent. Il est Ă©vident que Bricks a su se dĂ©marquer par sa communication d’abord, puis par la mise en place dĂšs le dĂ©but d’un marchĂ© secondaire.

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4. Le modĂšle classique, honoraires ou commissions

Dans ce modĂšle lĂ , on parle de la vie de tous les jours d’un CGP Non IndĂ©pendant. L’indĂ©pendant ne fonctionne qu’à la lettre de mission, le Non IndĂ©pendant lui Ă©voluant sur la lettre de mission, les commissions, et honoraires. C’est lĂ  que ces 3 modĂšles prĂ©cĂ©dents me surprennent. Le dernier modĂšle est un peu en perte de vitesse, cĂ©dant des parts de marchĂ© Ă  ces autres modĂšles. Il est tout de mĂȘme bien prĂ©sent et continue Ă  Ă©voluer, sans pour autant se rĂ©inventer. 

J’entends de plus en plus de personnes se tourner vers ces autres modĂšles aprĂšs avoir reçu le conseil d’un CGP. En quelques mots, le conseil est fait par un professionnel du mĂ©tier, mais la mise en pratique est faite par ces plateformes monoproduits. Est-ce que ces 3 modĂšles annoncent la fin du CGP ? Je ne pense pas pour autant, mais ils invitent Ă  rĂ©flĂ©chir. D’une part, sauf erreur de ma part, quasi aucun d’entre eux ne fonctionne en BtoB, une vision seule du BtoC. Un CGP ne pourra ainsi pas proposer ce type de solutions Ă  ses clients
 De plus, un CGP n’a pas la capacitĂ© technique ou financiĂšre pour lancer une plateforme dĂ©diĂ©e Ă  un seul produit. C’est du temps de l’argent, et souvent nous avons le nez dans les dossiers au quotidien. 

Demain nous aurons Ă  innover, inventer, mais seul ce ne sera pas possible ou ce sera trĂšs compliquĂ©. Les sommes Ă  mettre en place sont consĂ©quentes, le temps est important mĂȘme si le rĂ©sultat est au RDV, il faut tout de mĂȘme en passer par une phase de dĂ©veloppement. L’idĂ©e d’une plateforme BtoBtoC serait intĂ©ressante, proposer des solutions en marque blanche Ă  des CGP pour leur permettre d’étoffer leur clientĂšle. Cette idĂ©e me plaĂźt personnellement, si quelqu’un s’y connaĂźt en technologie
 Je suis d’ailleurs preneur de tout contact, il va falloir un jour rĂ©volutionner le monde du CGP en permettant Ă  chacun d’avoir accĂšs Ă  des outils de dĂ©veloppement commercial passif
 Le mot de passif est jetĂ©, c’est ni plus ni moins que dĂ©velopper son core business en mode “automatique”. Certains fournisseurs l’ont dĂ©jĂ  fait, Link by Primonial, Moniwan par La Française
 Inventons une technologie en marque blanche qui permettra Ă  chaque cabinet d’étoffer sa gamme de solutions.

 

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Nicolas
Nicolas

Nicolas est spécialisé en Gestion de Patrimoine et est le CEO de Nyko.

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