Le marché des passoires énergétiques prend forme, attention aux DPE

Le marché des passoires énergétiques prend forme, attention aux DPE
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Le marché immobilier a subi différentes évolutions ces derniers mois et années. Tout d’abord des taux de crédit relativement bas, ce qui a boosté le prix de certaines communes. Puis s’en est suivi la crise COVID, et la volonté de certains à avoir des extérieurs plus grands, et enfin les dernières normes sur les passoires énergétiques qui mettent de nouvelles conditions à la mise en location.

Une loi qui restreint la mise en location

Qu’on se le dise, l’État prend à bras le corps les enjeux écologiques sur le domaine de l’immobilier. Différentes lois ont été publiées afin de sortir du marché des logements qui sont considérés comme des passoires thermiques. Ainsi il sera impossible de louer un logement classé F en 2028 et G en 2025. Mais cette loi n’est pas sans répercussion. Tout d’abord les propriétaires bailleurs qui souhaitent conserver leur bien devront effectuer des travaux, d’autre part ceux qui veulent vendre, doivent prendre en compte l’impact de ce DPE négatif.

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Une étude réalisée par Meilleuragent et Seloger a permis de mettre en avant que sur Paris, les passoires thermiques mises en vente ont augmenté de 34,3 %. De plus en plus de propriétaires, affolés par le coût des travaux et l’impossibilité de trouver des entreprises spécialisées, préfèrent revendre, quitte à en baisser le prix.

Le marché des passoires énergétiques prend forme, attention aux DPE

Il est compliqué pour beaucoup de propriétaires surtout dans des villes où les prix au mètre carré dépassent les 10 000 € de se dire qu’il va falloir faire de l’isolation intérieure et ainsi réduire la surface habitable. Prenons le cas d’un doublage de mur extérieur, avec une taille de 6 cm, pour un mur de 3 mètres de long, cela réduit la surface de 0,18 mètres carrés soit un prix qui se réduit.

Cette augmentation de 34,3 % a eu lieu en seulement un an, quand dans le même temps qui sont classés en A/B/C/D/E n’ont eux augmenté que de 12,8 %. Au niveau Français, l’augmentation de mise en vente est de 8 % quand les biens classés C/D/E n’ont eux augmenté que de 3,5 %. 

Des travaux à prévoir pour pouvoir continuer à louer son logement.

Pourquoi à Paris les logements considérés comme “passoires thermiques” ont subi une plus forte évolution ? Je pense que cela reflète le fait qu’à Paris il y a peu de propriétaires résidents, et beaucoup plus d’investisseurs. Ainsi, quand une loi touche directement les propriétaires bailleurs ayant des passoires thermiques, vu qu’il y en a plus à Paris, cela le met en exergue.

Il faut dire que beaucoup de grandes villes ont subi le même :

  • Strasbourg, les Passoires + 28,3 % quand les autres – 5,7 %
  • Lyon, les Passoires + 23,5 % quand les autres + 3,2 %
  • Nice, les Passoires + 20,6 % quand les autres – 2,2 %

A Lille, c’est l’inverse, il y a eu moins de biens passoires thermiques mis en vente par rapport aux biens classés A/B/C/D/E. Dans cette ville, l’investissement est commun, mais il s’accompagne très souvent de travaux. Des opérations de rénovation pour faire de la colocation ont été initiées depuis plusieurs années, ce qui représente aussi des logements qui ne sont plus classés en F ou G.

Nice perd sur le prix moyen à cause de ces passoires thermiques

Selon les villes, ces logements considérés comme des passoires thermiques subissent une décote plus ou moins importante. Par défaut, un bien F et G se vend, 6,7 % moins cher qu’un bien classé en C D ou E. Une première raison est simple, les futurs acquéreurs mentionneront le fait qu’il faudra réaliser des travaux afin de pouvoir continuer à louer ce bien. Ce qui selon les villes, peut avoir un impact plus ou moins important selon le prix au mètre carré.

Il ne sera ainsi pas rare de voir des devis de rénovation accompagnés des propositions d’achat afin de faire baisser le prix. Mais ce qui va encore plus marquer le coût, c’est le nombre de logements énergivores qui vont arriver sur le marché en même temps. C’est ainsi qu’avec l’augmentation du nombre de logements, les prix devraient être fortement impactés.

Pour le moment certaines villes marquent plus le pas sur la différence logement énergivore ou pas, la différence à date est donc :

  • Nice : – 8,1 %
  • Lille : – 4,2 %
  • Rennes : – 3,3 %
  • Marseille : – 3,1 %
  • Nantes – 3 %
  • Strasbourg : – 2,8 % 

Il faudra donc surveiller les prochaines tendances afin de voir les différents impacts dans le temps, mais aussi la répercussion du coût des matières premières sur les devis de rénovation.

 

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Nicolas
Nicolas

Nicolas est spécialisé en Gestion de Patrimoine et est le CEO de Nyko.

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